Présentations du 11.04.2026
Ce n’est pas une mais deux formations qui ont été dispensées ce samedi.
Malgré une météo qui aurait permis d’aller voir nos abeilles un peu moins d’une vingtaine de passionné se sont rendu au rucher école.
Au programme ? Une première partie sur la pratique de l’apiculture avec des risques de loques dispensée par Clément Formaz pour avoir les outils pour identifier les 2 sortes de loques.
Américaine
Maladie des abeilles au stade nymphal du couvain operculé.
Plus difficile à s’apercevoir car les larves sont bellement nacrées, mais que se cache-t-il vraiment sous les opercules ?
En réalité, les opercules de feutrines s’affaissent et, avec le temps, un petit trou apparait.
Pour finir, la nymphe sèche à devenir brun-foncé à noire et adhère fortement au bas de l’alvéole. Cette masse est très contaminante, très résistante aux variations de températures et sa bactérie peut rester en incubation bien plus de 60 ans…
Au premier stade de la maladie, dite la peste des abeilles, on sent l’odeur du séré.
Européenne
Maladie des abeilles au stade larvaire du couvain ouvert.
Décelable facilement car les larves deviennent beiges puis virent au brun tout en s’étalant le long de son alvéole.
Elles finissent par sécher et les déchets sont facilement enlevables mais toujours très contaminants ! Ça dégage une odeur de fromage, voire de viande avariée.
La propagation de la maladie est fulgurante car les bactéries sont véhiculées par les pattes et les parties buccales des abeilles nourricières allant de cellules à larves et d’un cadre à l’autre.
Pour la loque américaine uniquement le test à l’allumette ou au cure-dents permet de déterminer la consistance de la nymphe et de s’assurer du diagnostique posé.
Si ces maladies contagieuses ne sont pas détectées rapidement, les abeilles, en nettoyant les alvéoles, propagent indirectement les bactéries au reste de la colonie. Le pillage ou la dérive empire encore le phénomène et sont des vecteurs de transmission : d’une ruche à l’autre et, avec le temps, d’un rucher à l’autre, les maladies se disséminent et contaminent des colonies saines. Le faux-bourdon participe lui aussi à cette propagation.
D’où l’importance de visiter et de vérifier régulièrement vos colonies, en observant attentivement l’état du couvain ouvert ainsi que l’aspect des opercules.
Dans tous les cas, si vous avez des suspicions, voire des doutes sur l’état de santé même d’une seule colonie, ne vous gênez pas d’appeler votre inspecteur régional des ruchers afin d’en tirer un diagnostic. Plus la réaction est rapide et moins les bactéries se propageront…
Cette formation a été suivie d’un apéritif et de grillades organisés par les responsables du rucher-école, ce qui a permis de patienter jusqu’à la deuxième formation.
Celle-ci abordait une autre problématique que nous rencontrons malheureusement tout au long de la saison : le suivi de l’évolution de l’infestation par le varroa. Cette formation, dispensée par Elia Gabrieli, comprenait un rappel de la biologie du varroa, un décompte d’infestation dans du couvain de mâles, la méthode du sucre glace sur jeunes abeilles pour évaluer la charge en varroas phorétiques, ainsi que l’utilisation de l’acide oxalique, avec un rappel des seuils Apiservices §1.1 applicables tout au long de la saison apicole.
Une belle journée pleine d’échanges, de joie et de bonne humeur entre les orateurs, organisateurs et participants.
Pour les participants qui n’auraient pas encore évalué la présentation, nous vous remercions de vous rendre sur le lien suivant : cliquez ici
Merci à tous les participants, et au plaisir de vous rencontrer pour notre prochaine présentation du 05.05.2026.